Les avantages
de la numérisation
des tableaux

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61717.htm



Le musée des Beaux-Arts Pouchkine vient d’achever la première étape de 
la numérisation de sa collection. Plus de 1.200 de ses tableaux sont 
désormais visibles sur Internet. Faute de place, la plupart d’entre
 eux étaient - et demeurent - inaccessibles aux visiteurs du musée. Ils 
sont désormais visibles [1] “sur la toile” dans le monde entier. Parmi 
les premières oeuvres numérisées figurent des gravures japonaises du XVIe au XXe siècle, des gravures anglaises des XVIIIe et XIXe siècles, 
ainsi que des gravures russes du XVII-début XIXe siècle. Une partie
 d’entre elles sont d’ores et déjà en accès libre sur les sites :
http://www.britishprints.ru et
http://www.russianprints.ru
Ce projet, sponsorisé par la société japonaise JTI, est mis en oeuvre
 par des spécialistes russes de la numérisation. Selon ses créateurs, 
le site dédié aux gravures anglaises a déjà reçu la visite de plus de 
25.000 internautes. Alors même que la plupart de ces oeuvres n’avaient
 jamais été exposées. Le musée Pouchkine vient d’entreprendre la
 numérisation du joyau de sa collection - les tableaux des 
impressionnistes.
Une toile est numérisée en moins d’un quart d’heure. Dans un premier 
temps, on réalise des clichés des différentes parties du tableau,
 celui-ci ayant été préalablement “découpé” en différents secteurs. 
Après quoi, un programme informatique spécial regroupe les morceaux,
 de manière à reconstituer l’oeuvre. Les couleurs sont retouchées et ne 
diffèrent au final de l’original que de 2% au maximum.


Les concepteurs de cette technique de numérisation insistent sur son 
originalité. “Elle se distingue des technologies étrangères du même 
type par sa rapidité et le contrôle méticuleux de la qualité. De plus, 
il est possible de travailler sur les toiles sans les décrocher. Et, 
cerise sur le gâteau, les toiles peuvent rester sous verre lors de la
 numérisation. Cela n’influe pas sur la qualité de l’image”, souligne 
Vladimir Opredelenov, directeur général adjoint de la société Epos 
chargée de la numérisation.


Cette technologie moderne, outre le fait qu’elle donne accès à 
l’ensemble des pièces de collection d’un musée, permet également de 
réaliser une sorte de passeport spécial. Il est ainsi possible 
d’inventorier les oeuvres avec précision, ce qui aide à leur
 conservation et à leur restauration. De plus, les copies obtenues sont
 si précises qu’elles permettent de fixer et de contrôler l’état des 
originaux, et de surveiller notamment la position et la profondeur des 
microfissures. Et, bien sûr, en mettant leurs oeuvres sur Internet,
 les responsables du musée espèrent bien augmenter le nombre de
 visiteurs réels.

[1] Le musée des Beaux-Arts Pouchkine détient l’une des plus riches 
collections russes des chefs-d’oeuvre de l’art mondial, depuis 
l’antiquité jusqu’à nos jours. Il possède quelques 670.000 pièces:
peintures et arts plastiques, gravures, oeuvres d’art décoratif et
 appliqué, archéologie et numismatique. Pourtant, seules 1,5% des 
pièces du musée sont accessibles, les autres ne pouvant être montrées 
au grand public compte tenu des exigences liées à leur conservation.